La chaleur humide collait ma chemise sous le tailleur strict. Après le service, le bureau puait la sueur. Sophie, la grande dragonne, m’avait passé un savon pour une broutille. Énervée, je transpirais comme une chienne. Polo, malin, débarque avec un pack de Leffe. Pas de la pisse, de la vraie bière belge. ‘Viens dans la salle de réunion’, qu’il me glisse. Naomi suit, son justaucorps moulant dégouline. On verrouille la porte d’un clic sec. Bruit lointain de l’imprimante qui tousse dans le couloir. Néons froids bourdonnent au-dessus de nos têtes. On s’affale sur le canapé râpé, canettes à la main. Tonnerre soudain. Grondement sourd qui vibre les vitres. Je saute au cou de Polo, cul sur ses genoux. ‘Serre-moi fort, sinon je crie !’ Ses bras m’enserrent. Second coup. La pièce tremble. Naomi vire son justaucorps. ‘Je crève de chaud.’ Troisième éclair. Panne totale. Noir. Naomi bondit sur le canapé, blottie contre Polo. ‘Je reste là.’ Moi, je profite déjà, mes gros seins écrasés sur son torse. Quatrième tonnerre. Elles se collent. Je sens son caleçon tendre sous ma cuisse. ‘Tu bandes, cochon ! Tu profites ?’ Naomi tremble pour de vrai, visage enfoui dans son aisselle. Nouveau grondement. Ma main glisse sur son ventre, sous l’élastique. Je l’empoigne à pleine paume. Dur, chaud. ‘Ça me rassure’, je chuchote. Immobile d’abord. Éclair déchire la nuit. Naomi colle sa culotte sur sa hanche. ‘On va crever.’ J’éclate de rire. ‘Accroche-toi au mat, comme moi.’ Elle capte pas. Je prends sa main fine, la pose sur sa queue. ‘Oh !’ Mais elle évalue, curieuse. J’ouvre son caleçon. Trois boutons pop. Soutif au sol, culotte jetée. Nue contre lui. Ma main rejoint la sienne sur ses couilles. ‘Plus peur, Naomi ?’ ‘C’est ma première quéquette. Raide, grosse, brûlante.’ ‘T’as de la chance, pas la plus petite. On lui fait ?’ ‘Ouais, j’apprends.’ Ma main guide la sienne. Rythme lent. Ma jambe enroulée sur la sienne, je me frotte. Cyprine coule, mouille sa cuisse. Lèvres sur son sein. ‘Fais comme moi.’ Langues sur tétons. Mains actives. Il gonfle. Je remonte, souffle chaud au cou. Baiser sucré. Langues dansent. Naomi embrasse ma joue, puis lèvres. Trois langues se mêlent, ballet humide. Je descends. Ventre léché. Pubis. Lâche sa bite à Naomi. Ma langue sur gland. Volute autour, frein pincé, méat taquiné. Naomi suce sa bouche. Je pompe bourses, une après l’autre. ‘Vous me faites jouir !’ ‘Lâche-toi, Polo.’ Geyser. Éclaboussures sur joue, cheveux, menton. Main de Naomi pleine. Soupirs dans baisers.
On halète sous néons qui reviennent. Sperme partout. ‘T’en as mis partout, salaud.’ Naomi rigole. ‘Moi, pleine la main. C’était bon ?’ ‘Délicieux. Mais vous ?’ ‘Mes doigts trempés. Naomi garde sa culotte.’ ‘Prochaine fois.’ Orage s’apaise. Tard. ‘Faut y aller. Imagine Sophie nous chopper.’ Rires étouffés. Je ramasse soutif, culotte. Tailleur reboutonné à la va-vite. Moiteur sur peau, odeur sexe imprègne l’air. Visage impassible. Polo caleçon relevé. Naomi justaucorps. Porte déverrouillée. Couloir désert. Imprimante crache encore. On file vers chambres comme pros modèles. Masque sérieux. Secret enfoui. Adrénaline pulse encore. Bureau redevenu banal.