La réunion vient de s’achever. Victoire sort de la salle, ses talons claquent sur la moquette épaisse. Je reste assise à la grande table ovale, jambes croisées sous ma jupe crayon. Le chauffage ronronne, l’air est lourd, chargé de mon parfum et d’une humidité naissante entre mes cuisses. Mon bureau est à deux pas, porte entrebâillée. J’ai annulé mon taxi pour l’hôtel. Pas aujourd’hui. Le risque m’excite plus. Jérôme, ce partenaire d’affaires croisé dans le TGV, doit passer pour signer un contrat fictif. J’appelle son portable. ‘Viens maintenant. Bureau de la Défense. Urgent.’ Sa voix rauque : ‘J’arrive en dix minutes.’ Mon cœur cogne. Je verrouille la porte de communication avec les archives. L’imprimante bourdonne au fond, crachant des rapports inutiles. Je m’assois sur le bord du bureau, jupe relevée juste assez pour sentir l’air frais sur mes bas couleur chair. Culotte de soie déjà trempée. Le voyeur en moi imagine Victoire qui toque, surprise de nous trouver… enlacés.
La porte s’ouvre d’un coup sec. Jérôme, costume impeccable, regard de prédateur. Il referme derrière lui, double tour. Nos yeux se verrouillent. Pas un mot. Il avance, mains sur mes hanches. ‘T’es en feu, Hélène.’ Sa bouche capture la mienne, langue invasive, goût de café et de désir. Je gémis, l’attire contre moi. Sa bite durcit contre mon ventre. ‘Baise-moi ici. Sur ce bureau. Comme une chienne.’ Il grogne, déchire presque mon chemisier. Boutons qui sautent, ping sur le sol. Soutien-gorge repoussé, il aspire mes tétons, mordille fort. Douleur exquise. Mes mains sur sa braguette, zip qui descend. Sa queue jaillit, veineuse, prépuce en arrière, gland luisant. Je la gobe goulûment, langue tournoyant, salive coulant sur mon menton. Il empoigne mes cheveux : ‘Suce, salope de cadre.’ Bruits de succion obscènes, l’imprimante qui tousse en fond, néons qui bourdonnent au plafond.
La tension électrique au bureau
Il me soulève, cul sur la table de réunion. Jupe retroussée, bas intacts, escarpins qui grincent sur le bois verni. Culotte arrachée d’un coup, exposant ma chatte rasée, lèvres gonflées, mouille qui goutte. ‘T’es prête, Hélène. Profondément.’ Il s’enfonce d’un trait, lentement d’abord, centimètre par centimètre, étirant mes parois. Je halète : ‘Plus fort, autoritairement !’ Il accélère, pilonne fermement, couilles claquant contre mes fesses. Table qui tremble, dossiers qui glissent. Je mords son épaule pour étouffer mes cris. ‘Lève-toi, debout !’ Il me plaque contre le mur, une jambe sur son bras, me pénètre inversement, bite au fond, touchant le col. Odeur de sueur, de sexe, mélange à mon parfum. Risque total : voix de collègue dehors, ‘Madame ?’ Je plaque ma main sur sa bouche, il rit muet, besogne plus crûment. Orgasme monte, multiple, je jouis en tremblant, jus qui ruisselle sur ses cuisses. Il se retire, me met à genoux : ‘Avalle.’ Jets chauds en bouche, goulûment avalé, sperme salé sur langue.
Essoufflés, nous haletons. Il se rhabille vite, cravate droite. Moi, culotte déchirée dans la corbeille, nouvelle sortie du sac, enfilée à la va-vite. Jupe lissée, chemisier boutonné à l’arrache, rouge à lèvres étalé essuyé d’un mouchoir. Miroir de poche : masque pro retrouvé. Porte déverrouillée. ‘Contrat signé, Jérôme. Au revoir.’ Il sort, clin d’œil complice. Je m’assois, ouvre un dossier. Téléphone sonne : Victoire. ‘Rendez-vous cet aprèm ?’ Voix ferme : ‘Parfait, entrez.’ Comme si rien. Moiteur persistante sous néons froids, sourire intérieur. Bureau redevenu territoire conquis.