La neige nous cloue à cet hôtel ringard de WWWW. Parking bondé, hall surchauffé, odeur de bouffe et de moquette humide. Une seule chambre double. ‘On cohabite, hein Éric ?’ Il hausse les épaules, monte les sacs. Je regrette déjà. Dîner face à face, restaurant blindé. Verres qui claquent, rires gras des mariés voisins. Gêne épaisse. Nos cuisses se frôlent sous la table. Il sent bon, jeune mâle. Musique pulse de la salle d’à côté. ‘Dansons ?’ Il tend la main. Je cède. Valse lente, ses mains sur mes hanches. Corps collés. Cha-cha-cha, je ris, sue. Tango, nos bassins se cherchent. Slow. Lumières tamisées. Je le retiens. Nos lèvres se scellent. Langue vorace. Ma culotte dégouline. Il bande contre mon ventre. ‘Vas-y, danse avec elle.’ Je le pousse vers la lionne aux cheveux fous. Je monte. Téléphone vibre. Éteint. Douche brûlante. Miroir embué. Seins lourds, ventre marqué, toison broussailleuse. Cheveux lâchés. Nue sous les draps. Cœur cognant. Bruit de la fête : batterie sourde, comme un pouls. Porte grince. Il entre, ombre. Douche. Il s’allonge. Je tends les bras.
Ses lèvres sur mes seins. Tétons durs comme cailloux. Langue glisse bas. Je sursaute quand il lèche ma chatte trempée. ‘Oh putain…’ Il aspire mon clito. Je m’arc-boute. Sa bite, épaisse, veinée, pousse. Je l’embrasse, dents qui claquent. Il me remplit. Va-et-vient brutal. Je jouis vite, spasmes violents, ongles dans son dos. ‘Reste dedans.’ Il gicle, chaud, profond. Second orgasme me secoue. Sperme coule sur mes cuisses. Salle de bain : essuyage rapide. Dehors, gyrophares des saleuses. Retour au lit. Il pionce. Moi, excitée. Baisers sur torse. Sa queue molle. Je la gobe. Première fois. Goût salé. Maladroite, mais elle gonfle. Main dans mes cheveux. ‘Suce, Béatrice.’ Je pompe, baveuse. Remonte. M’empale. Rythme lent, sensuel. Sa main glisse entre mes fesses. Doigt sur trou. Je jouis encore, cri étouffé.
L’Approche
Jour pointe. Il bande matinal. ‘Belle femme.’ Je pisse porte ouverte, fière. À genoux, fesses offertes. ‘Prends-moi là.’ Incrédule. ‘T’es sûre ?’ Salive sur mon cul vierge. Doigt prépare. Douleur vive, puis plaisir fou. Il s’enfonce, lent. ‘Putain, t’es serrée.’ Va-et-vient. Je mords oreiller. Il éjacule vite, brûlant dedans. Pas d’orgasme, mais high interdit. Sa main sur ma chatte. Doigts magiques. Je guide. Puis je me branle pour lui. ‘Regarde-moi jouir.’ Spasmes, cris. Miroir : culotte seule. Il agrippe mes seins, baise mon cou. Embrassades. ‘Merci, t’es une salope divine.’ ‘J’étais pas ça avant toi.’ Séparation. Il part avec un rep. Larmes. Corps comblé, âme fissurée. Paul attend. Je reprends le masque.