Le bureau bourdonne encore en fin de journée. Imprimante qui crache ses feuilles en rythme saccadé. Néons froids qui clignotent au plafond. Moi, Mélanie, tailleur gris impeccablement coupé, talons qui claquent sur le lino. Dehors, collègues rentrent chez eux. Moi, je reste. Pour lui. Cet inconnu du chat interne, pseudo fantôme. Échanges crus depuis des semaines. Il veut mon sexe sans mon visage. Comme Courbet avec Constance Quéniaux. J’adore. Le risque me chauffe déjà entre les cuisses.
Porte de la salle de réunion entrouverte. À clé dans la poche. Je me déshabille vite. Tailleur plié sur chaise. Culotte trempée jetée au sol. Nue. Seins lourds, poire parfaite. Pubis roussi, touffe légère. Foulard noir opaque sur le visage, noué serré. Au milieu de la table ovale. Jambes écartées juste ce qu’il faut. Cœur qui cogne. Bruit de pas dans le couloir. Et s’il y avait un oublié ? Adrénaline pure. Porte grince. Il entre. Silence lourd. Je sens son regard. Sur ma chatte ouverte, humide. Sur mes fesses rebondies. Il respire fort. Érection qui bande son pantalon, je l’imagine. Dix secondes. Vingt. Porte claque. Il est parti. Moi, je ris sous le voile. Tremblante d’excitation.
L’Approche
Vendredi soir même topo, mais inversé. Il m’appelle. Voix rauque au téléphone interne. Rendez-vous salle archives. Je verrouille la porte en hâte, double tour. Il est nu au milieu des étagères poussiéreuses. Tête cachée par un foulard fleuri, ridicule et bandant. Corps athlétique, bite dressée, veine gonflée. Je tourne autour. Parfum musqué. Je m’approche. Odeur de sueur mêlée à papier ancien. Je frôle son torse. Il bande plus dur. Je repars sans un mot. Épuisée, les cuisses luisantes.
Samedi matin exceptionnel. Bureau désert. Émails codés toute la nuit. Son plan : salle de réunion encore. Je prépare le signal. Voisin d’à-côté, complice muet, attend. J’entre. Me déshabille. Foulard fleuri sur ma tête cette fois. Nu au centre. Bite raide. Il tape trois fois du pied sur le sol. Vibration remonte. Voisin cogne trois fois son bureau mitoyen, bruit sourd comme balai. J’entre. Même état. Mains qui se cherchent. Anonymes. Sa paume sur mes seins. Durcissent mes tétons. La mienne sur sa queue. Chaude, pulsante. On descend. Doigts dans ma fente. Mouillée à en couler. Elle dégouline sur ses couilles.
L’Explosion
Elle guide. S’appuie sur la table de conf. Jambes écartées béantes. Cul offert. ‘Baise-moi’, murmure-t-elle d’une voix étouffée. Zob enfonce. Brut. Sans capote. Chair contre chair. Table grince, pieds qui raclent. Imprimante du couloir bourdonne encore, fantôme. Néons blafards sur nos peaux moites. Sueur qui perle, gouttes sur bois verni. Elle gémit sale : ‘Plus fort, défonce ma chatte !’ Hanches claquent. Mouille qui gicle. Mon clito frotte son pubis. Orgasme monte, tsunami. Elle hurle sous le foulard. Convulse. Je gicle dedans, sperme chaud qui remplit. Spasme final. Elle se dégage. Porte claque. Disparue.
Je reste là, essoufflée. Sperme qui suinte le long de ma cuisse. Vite, rhabille. Tailleur lisse. Culotte reprise, trempée de nous deux. Foulard planqué. Cheveux en place. Miroir de poche : sourire carnassier. Porte s’ouvre sur couloir vide. Pas un bruit. Collègue arrive, café en main. ‘Bonjour Mélanie, bon week-end ?’ ‘Parfait.’ Masque pro. Secrète. Amants anonymes pour toujours. Le bureau reprend son ronron. Moi, je vibre encore.