Le bureau empeste le café froid et les tickets froissés. Néons qui grésillent au-dessus de ma tête, comme un avertissement. J’ai fini l’inventaire, tiroir sécurisé bouclé. Longeval a filé, Gérard aussi. Magasin fermé, parking désert sous la pluie fine. J’attrape mon sac, éteins l’imprimante qui tousse son dernier jet. Bruit sec, agaçant. Je verrouille la porte en hâte, clé qui gratte dans la serrure rouillée. Dehors, feux de bus s’éloignent. Merde. Une heure à pied, crevée, jean moulant trempé.
Yves est là, près de sa caisse. Son regard oblique, poli comme toujours. Panier abandonné sur le capot. Il sourit, gêné. ‘Besoin d’un coup de main ?’ Sa voix grave perce la bruine. Je hésite. Le magazine d’hier me revient : Ebony Bitches, la black ligotée, mes seins à moi en écho. Il bandait, je sais. Mon ventre chauffe. Risque total : gérant qui rapplique, caméra foireuse au-dessus. Mais l’adrénaline pulse. ‘Viens,’ je lâche. ‘Au bureau. Vite.’ Il suit, ombre massive.
L’Approche
Porte claquée, verrouillée. Clic métallique. Tension électrique. Il entre, encombré de son corps poilu sous chemise. Je m’adosse au bureau, tailleur strict déboutonné juste assez. Blue-jean taille basse, t-shirt tendu. ‘Tu me mates depuis des semaines. La fille du mag, c’est moi que tu vois ?’ Il rougit, hoche la tête. ‘Nadia…’ Sa main effleure ma hanche. Je frissonne. Décision prise : briser le cadre. Bureau en terrain de chasse. ‘Baise-moi ici. Sans capote mentale. Risque tout.’ Ses yeux s’allument.
Il me plaque contre le meuble. Bureau qui craque sous nos poids. Ses pattes épaisses sur mes seins, déboutonnent rageur. Soutif arraché, tétons durs pincés. Douleur vive, délicieuse. ‘Putain, t’es bonne,’ grogne-t-il. Je ris, sale. ‘Montre-moi ta bête.’ Ceinture défait, zip qui s’ouvre. Bite massive, veinée, poils noirs partout. Je la saisis, lourde, chaude. ‘Deux ans sans chatte ? Gâchis.’ Il gémit, me retourne. Fesses nues, jean aux chevilles. String craque sous ses doigts.
L’Explosion
Pinces à linge du tiroir bureau – reliques d’inventaire – sur mes tétons. Morsure infernale. Je hurle bas, cambrée. ‘Comme la salope du mag !’ Bandeau improvisé d’un chiffon propre. Aveugle, je bande plus. Sa langue sur ma nuque, poils qui râpent ma peau café au lait. Doigts en moi, moites, vulve trempée. Néons bourdonnent, imprimante vrombit encore au loin. Risque : clé dans la serrure ? Adrénaline décuple. Il me soulève sur le bureau, papiers volant. Bite contre ma fente. ‘Prends-moi, enfoiré. Défonce.’ Poussée lente, épaisse. Remplie à bloc. Cris étouffés.
Il pilonne, sauvage. Bureau tremble, tiroirs claquent. ‘Ta chatte serre comme un étau, salope.’ Je griffe son dos velu, sueur poisseuse. ‘Plus fort, risquons la came!’ Orgasme monte, vagues. Pinces arrachées, brûlure explose. Je jouis, corps secoué, jus gicle sur ses cuisses. Il hurle, se retire, gicle épais sur mon ventre. Chaud, visqueux. Silence haletant. Néons pâles sur nos corps moites.
Retour au calme. Je me rhabille vite. Tailleur lissé, cheveux afro domptés. Masque pro : caissière sérieuse, mère célibataire. Lui, pantalon relevé, sourire vanille. ‘Incroyable, Nadia.’ Porte déverrouillée. Il file au parking, moi ferme tout. Comme si rien. Demain, caisse, Ludo chez maman. Secret gravé. Bureau repris, mais marqué de nos odeurs.