La salle de pause bourdonne sous les néons blafards. Odeur de café brûlé et de sandwichs micro-ondés. Olivier et Grégoire, deux collègues lambda, devisent à voix basse autour d’une table ronde en formica. J’entre, tailleur gris impeccable, escarpins claquant sur le lino. Gobelet de distributeur en main, je m’assois sans demander, à côté d’Olivier. ‘Pardon.’ Ils se figent. Leur phrase sur ‘combien de temps avant de terminer’ reste en suspens. Tension électrique. Je sirote mon café, feignant l’indifférence. Mais j’écoute tout. Éjaculation précoce. Olivier embarrassé, Grégoire qui relance avec des euphémismes ridicules. Je craque. ‘De quoi parlez-vous ?’ Ils rougissent. Grégoire lâche le mot cru : éjaculation précoce. Parfait. Je m’appelle Géraldine, chef de projet ambitieuse, 35 ans, corps affûté sous la jupe crayon. Olivier bredouille un bonjour. La conversation dérape en leçon de sexologie. Grégoire joue l’expert : caresses avant pénétration, compression du gland – il mime le geste sur son pouce. Je répète, pouce levé, regard planté dans le sien. étincelle. Masturbation avant, préservatifs épais. Olivier s’en va, sourire en coin. Seuls. ‘Vous avez l’air expert, Grégoire. Prouvez-moi que vous contrôlez.’ Il bégaie. Je contre-attaque : une vraie femme décide du moment. Pari lancé. ‘Mon pénis dans votre vagin, et je vous fais jouir quand je veux.’ Il pâlit, puis bande déjà sous son pantalon. Risky. Collègues dehors, imprimante qui crache au loin. ‘Allons tester.’ Cœur qui cogne. Je décide : pas chez moi, ici. Les archives, au bout du couloir. Terrain de jeu charnel.
Porte des archives claque, verrouillée en hâte. Clac métallique résonne. Poussière, cartons empilés, néons qui grésillent. Odeur de papier jauni et d’encre. Je plaque Grégoire contre un rayonnage. ‘Pas de triche, pas de pouce sur ton gland.’ Bouche sur la sienne, langues voraces. Goût de café et de désir. Ma main descend, empoigne sa bite dure à travers le tissu. Il gémit. Je déboutonne sa chemise, griffe son torse. Il tire sur ma jupe, remonte le tissu sur mes cuisses gainées. Culotte trempée déjà. ‘T’es prête pour moi ?’ chuchote-t-il. Je ricane, sors son sexe, le branle sec. Grosse, veinée, préservatif enfilé vite fait d’un paquet dans mon sac. Il me soulève sur une table encombrée de dossiers. Papiers volent. Jambes écartées, talon contre son épaule. Il pousse, lent. Ma chatte l’avale, moite, serrée. ‘Oh putain, Géraldine…’ Je contracte, ondule. Bruits de succion, claquements de peaux. ‘Contrôle-toi.’ Il halète, sue sous sa chemise. Risque monte : voix de collègues dehors, pas dans le couloir. Adrénaline pure. Je griffe son cul, un doigt sur son anus. Il tremble. ‘Jouis pas encore.’ Sa main sur mon clito, frotte dur. Je gémis, fort. ‘Baise-moi plus fort, salaud.’ Il accélère, bureau tremble. Boites à archives vibrent. Moiteur partout, sueur coule entre mes seins. ‘Maintenant, jouis !’ Je serre, clito gonflé, orgasme qui monte. Il craque, crie, gicle au fond. Moi aussi, vague violente. Bite qui pulse, chatte qui palpite.
L’Approche
Corps lourds, halètements. Il glisse dehors, capote pleine. Je descends, jambes flageolantes. Jupes lisse, boutons refaits. Miroir improvisé sur un carton : rouge aux joues, sourire carnassier. ‘Tu as perdu.’ Il rit, essuie sueur. Porte s’ouvre, discrets. Couloir vide. Retour à mon bureau comme si de rien. Emails, appels. Tailleur impeccable, masque pro. Olivier passe, clin d’œil. Secret intact. Appétit calmé… pour l’instant.