Le bureau vibre sous les néons blafards. Fin d’après-midi, l’imprimante crachote ses dernières feuilles dans le couloir. Je verrouille la porte de la salle de réunion d’un geste sec. Marius est là, face à moi, son regard de chien battu. ‘Bon, Marius, cette fois ça suffit ! Tu as dépassé les bornes, ta nuit avec Delphine…’ Ma voix claque, mais mon tailleur strict cache déjà la chaleur qui monte.
Il ricane. ‘…qui a fait déborder le vase.’ Je m’adosse à la table vitrée, jambes croisées, jupe crayon tendue. ‘Ouais, la vase… ou la boue.’ On tourne en rond, comme toujours. Ses excuses foireuses sur Delphine qui l’a ‘juste un peu sucé’. Je fulmine, mais l’air sent le café froid et l’encre. ‘On se sépare, point.’ Il supplie du temps pour ses affaires. Je cède la clé, mais il lâche : ‘Faisons l’amour une dernière fois.’
L’Approche : Tension électrique en salle de réunion
Mon cœur cogne. Folie. ‘Quoi ?’ Il déballe son baratin poétique. Dernière déshabillage, dernière pénétration, nostalgie au présent. Rimbaud, Baudelaire. Je hausse les épaules, mais mes cuisses se serrent. Le risque : un collègue qui frappe, l’open space à deux pas. ‘T’es malade.’ Il insiste, deal moral. Je craque pour la paix. ‘OK, mais juste pour ça.’ Il refuse si pas d’émotion partagée. Nos corps qui trinquent, liquides mêlés.
Je m’assois sur la table de réunion. Papiers volent. ‘Mets-toi nue.’ Sa voix rauque. Je défais mon chemisier, soutif dentelle qui tombe. Mes seins lourds sous les néons. Il approche, pantalon baissé. ‘Donne-moi ta verge que j’ai tant sucée… dans les pauses café, les ascenseurs.’ L’émotion monte, stupide et vraie. Il sort une pochette de sucre glace du distributeur – comme de la farine. ‘Qu’est-ce que tu fous ?’
L’Explosion : Baise sauvage sur la table de réunion
‘L’Explosion. Il me renverse sur la table. Mes talons claquent le sol carrelé. Sa queue dure me pénètre d’un coup sec. ‘Baise-moi une dernière fois.’ Glissant, moite, le bois froid sous mon dos. Bruits : frottements humides, bourdonnement des clim, porte qui vibre au loin. ‘C’est meilleur aujourd’hui, on sait que c’est fini.’ Il accélère, mes ongles dans son dos. ‘Prends-moi par le cul !’ J’encaisse, douleur fondue en plaisir. ‘À fond !’ Sodémie brutale, anus qui s’ouvre, sueur salée. Il gémit, je hurle bas : ‘Décharge dans mon cul !’ Orgasme qui éclate, sperme chaud qui gicle, mes spasmes qui le vident. Néons qui clignotent, odeur de sexe qui imprègne l’air confiné.
La Disparition. Il se retire, pantelant. Je me redresse, jambes tremblantes. Jus qui coule sur mes cuisses, table tachée. Il ramasse son froc. ‘Je prends mes cliques et mon clic-clac. Roméo se casse.’ Je bredouille : ‘Tu crois qu’on peut se quitter après ça ?’ Il avoue : coucher avec Delphine pour provoquer la rupture, pour ce fantasme ultime. ‘Reste…’ Il secoue la tête. ‘Pourquoi gâcher ?’ Il sort, porte claque softly. Je m’essuie avec des mouchoirs, rhabille mon tailleur impeccable. Miroir : rouge aux joues effacé, lèvres pincées. Masque pro repris. J’ouvre la porte, open space bourdonne. Comme si de rien. Mais mon cul palpite encore, secret brûlant sous la jupe.