Fin d’après-midi au bungalow. Air lourd après l’orage. Rivière qui gronde encore au loin, comme un amant en rut. Je suis nue, peau dorée par le soleil, pubis lisse et bombé, lèvres roses entrouvertes. Gaspard lit, son sexe à demi raidi sous son paréo. Bruit distant d’oiseaux. Gudrun, notre voisine hollandaise aux mamelles énormes, pourrait passer à tout moment. Risque excitant.
Toussotement. Dorothée à la fenêtre, ébouriffée, yeux écarquillés sur ma nudité. ‘Où suis-je ?’ Sa voix tremble. Gaspard raconte le sauvetage : kayak fracassé, rocher salvateur, ses bras forts l’ont hissée. Elle pleure. Sanglots chauds. Je me rue, l’enlace. Ma peau contre son tee-shirt mouillé de sueur. Ses larmes coulent entre mes seins fermes. L’étreinte dure. Sa tête nichée là, respiration saccadée.
L’Approche
Ses mains glissent. Sur mes fesses rondes, bronzées vélo et natation. Puis ventre plat. Doigts dans mes poils blonds soignés. ‘Que vous êtes belle…’ murmure-t-elle. Je ris, explique le naturiste. Liberté totale. Sensualité libre. Mes mains sous son col. Palpe ses seins. Chauds, lourds. Tétons durs. ‘Montre-toi.’ Elle hésite. Deux secondes. Ote le tee-shirt. Corps de déesse : jambes interminables, hanches fines, seins parfaits, toison brune épaisse au pubis et aisselles. Traces blanches de maillot. Innocente.
‘Tu ne peux pas rester poilue ici.’ Je saisis blaireau, savon. Mousse crémeuse. Chaise longue. Jambes écartées. Rasoir glisse sur aisselles. Gémissements doux. Puis pubis. Lames frôlent grandes lèvres. Sa fente s’humidifie. Odeur musquée monte. Gaspard bande déjà. Je ris nerveuse. ‘Totalement lisse, comme nous.’ Elle rougit. Se lève. Poils noirs rasés en ticket de métro. Magnifique. ‘Épilation complète.’ Gaspard prend relais. Sa brosse s’attarde. Crème adoucissante dans plis. Doigts effleurent clito. Elle gémit fort. Moiteur partout.
Je m’épile à mon tour. Lames froides sur ma chatte charnue. Dorothée regarde, fascinée. Nos sexes lisses côte à côte. Rose et pulpeux le mien. Serré, brun le sien. Assises en tailleur. Doigts explorent. ‘La tienne est juteuse’, dit-elle. ‘La mienne avale tout’, je réponds. Gaspard érigé comme un piquet. Tension électrique. Gudrun pourrait surgir. Adrénaline pure.
L’Explosion
Nous fondons sur lui. Chaises longues grincent. Quatre mains sur sa queue raide. Bouches alternent. Ma gorge l’engloutit. Dorothée lèche couilles. Salive coule. ‘Suce-moi la bite, salope’, grogne Gaspard. Je m’empale. Chatte trempée claque sur ses hanches. Dorothée suce mon clito pendant. Langue agile. Odeur de sexe imprègne l’air. Sueur, jus intime. Seins se frottent. Baiser fougueux, langues mêlées.
Gémissements rauques. ‘Baise-moi fort !’ je crie. Hanches claquent. Paume sur fesses. Doigts dans son cul à elle. Elle hurle de plaisir. Orgasme monte. Corps secoués. Je jouis première, spasmes violents, jus gicle. Gaspard explose en moi. Dorothée tremble, crie, squirt léger sur nos cuisses. Vertige. Sueur froide sous néons du soir naissant. Rivière rugit encore.
Épuisés. Affamés. Pâtes fumantes, basilic, tomates. Fromage de chèvre, jambon cru. Vin piquant. Dorothée dévore. ‘Merci la vie.’ Corps nus collés. Elle m’embrasse. Langue douce. Mains sur seins. Gaspard pareil. ‘Tout pour vous.’ Elle s’étire. Chatte lisse béante. Jambes grandes ouvertes sur lit. S’endort nue. Paupières closes. Souffle régulier.
Je tire Gaspard dans notre chambre. Porte close. Velum tendu contre pluie résiduelle. Nos corps fusionnent encore. Secrets de nuit. Dehors, calme retombe. Masque de femme libre repris. Comme si rien. Rivière apaisée. Gudrun n’a rien vu. Parfait.