Le marteau cogne comme un cœur en furie. Chocs métalliques résonnent sous les voûtes. Odeur âcre de métal fondu me colle à la peau. Ma combinaison bleue de mécano moule mes formes. Je décapite un buste de femme, courbes généreuses sans tête. Pour fantasmer libre. Il entre. Bruit assourdissant avale tout. Tapote l’épaule d’Anaïs, ma jeune élève aux yeux noirs, frange rebelle sous le casque. Elle pointe vers moi du geste ganté.
Je sursaute. Lâche la masse. Écho vibre l’air. Essuie mes mains sales sur mes cuisses, fesses. M’approches. Baiser long. Goût de ferraille, poussière sur ses lèvres. Langues s’emmêlent. Corps blottis. Éclairs bleus du soudeur zèbrent nos ombres enlacées sur les murs. Ses mains sur mon dos. Chair de poule. Seins durcissent sous la toile rêche. Sa bosse raidit contre mon ventre. Chaleur monte. ‘Tu m’as manqué.’ Doux murmure. Présente l’atelier : ferraille, glaises, croquis de chattes, seins moulés. Explique ma rage : corps réalistes, visages effacés pour l’imaginaire.
L’Approche
Anaïs sourit, toise mon homme. ‘La série des hommes ?’ Il bégaie. J’hésite. ‘Sans tête, comme les femmes.’ Propose souper. ‘Je me décrasse.’ À l’appart adjacent. Contraste : froid industriel vers nid chaud. Main sur sa taille. ‘Plus de dix minutes.’ Rire complice. Nu en un clin d’œil. Seins lourds, mamelons bruns dressés. Buisson blond rasé en pointe. Fesses musclées. Sa main les flatte. Je m’agenouille. Avale sa queue raide. Pompe profond. Il agrippe mes cheveux en bataille. Va-et-vient. Bord de l’explosion.
Sous la douche, jet automatique. Eau chaude pique la peau. Mains savonneuses. Empoigne mes seins, roule tétons. Doigts fouillent ma chatte, clito gonflé. Puis raie fessière. Pénètre mon cul du doigt. Allers-retours. Jouissance me terrasse. Ongles dans son dos. Me retourne. Guide sa bite à mon anus. Poussées lentes. M’ouvre. Bourses contre fesses. Éjacule en moi. Cris étouffés.
Allongés, essoufflés. ‘Je vais sculpter des hommes. Toi, premier modèle. Mais en érection.’ Il bondit. Proteste. Je le renverse. Baisers électrisants. Main sur sa queue molle qui raidit. ‘Problème : rester dur pour moulage.’ Sors. Reviens avec Anaïs. Drap rabattu in extremis. Baiser langoureux avec elle. Langues dansent. Chemisier ouvert : seins pommés, bouts durs. Pantalon tombe : chatte imberbe, lèvres brunes humides.
L’Explosion
Déshabillée, nue. Tire drap. Avale sa bite. Anaïs se masturbe, vulve écartée. Doigts dans son cul contre la glace. Je bande son sexe de plâtre. Chaud, serré. ‘Imagine la sodomiser.’ Anaïs écarte fesses, doigt anal suggestif. Gangue durcit. Scie vibre, libère le moule parfait. Extase retenue.
Soixante-neuf vorace. Lui offre chatte d’Anaïs. Je lèche, il plonge langue. Elle jouit. M’allongent. Colette suce, Anaïs sur visage. Éjacule en bouche. Échange sperme lèvres contre lèvres. M’empale. Cavalcade folle. Jouissance triple explose.
Matin. Lit vide. Atelier : moulent ma bite éternelle. Six mois plus tard, vernissage. ‘Homo Erectus’. Main sur bronze, branle la statue. Clin d’œil. Ma queue réelle bande dur au milieu de l’élite. Secret brûlant.