Le bruit de l’imprimante crachote au loin, open space bondé. Je traverse les couloirs, tailleur gris moulant mes courbes, sneakers noir impeccable. Lui, Nikko, le gamin de la campagne, 26 ans, comptable frais émoulu. Trois semaines qu’il bande en me croisant. Ce matin, ascenseur. Son regard plonge dans mon décolleté quand je refais mon lacet. Son sexe durcit contre mon cul au premier à-coup. Il pue la sueur, la peur. Je sens tout, épais, pulsant. Pas un mot. Je sors, froide. Au resto, je le fixe. Rouge pivoine. Pathétique. Excité.
SMS envoyé: ‘On bande devant un tailleur? Pas pro.’ Il nie, lâche vite. ‘Photo de ta bite, toilettes, 5 min.’ Il obéit. Belle queue, rasable. Règles posées: Ma Dame, vouvoyez, silence au bureau. Caleçon dans mes WC femmes, 3e box. J’y suis, au tel avec copine. ‘Soutif bleu trop serré, tanga viré pour frisson.’ Je pose le tanga sur la cuvette. Il renifle, vole. Punition: sperme dedans, 15 min. Il jouit fort, bruyant. Box 1 occupé: moi.
La tension monte dans l’ascenseur
17h, son étage vide. Toilettes hommes, 2e box. ‘Nu, porte ouverte.’ Il obéit. J’entre avec un mec. ‘J’ai envie de ta queue.’ Braguette, succion humide. ‘Défonce-moi!’ Claquements de chairs, mon cri étouffé. Il jouit en bouche. Nikko écoute, bande. SMS: ‘Aimé ta punition, branleur?’ Il supplierait d’être l’autre.
Mercredi, culotte mouillée dans son tiroir. Photo bite au bureau. Il descend, 3e box. Photo chatte rasée envoyée. Femmes entrent, moi incluse. Soutif glisse sous cloison. Il jouit dedans. ‘Puni, soutif poisseux!’ Il excuse. 16h45: ‘Toilettes hommes ton étage, nu.’ Mais c’est moi qui punis ailleurs.
L’explosion dans le 3e box
Ascenseur bondé. Main sur sa queue, squeeze brutal. Il étouffe cri. Je sors, impassible. Le feu couve. 17h45, librairie fermée? Non, piège plus tard. D’abord, salle conf 5e. Menottes dans noir. Moi en lingerie blanche, seins offerts. ‘Tu me trouves comment?’ ‘À tomber, Ma Dame.’ Je me masturbe devant vitre miroir. Mec entre, me baise sauvage: suce, lèche cul, missionnaire, chevauche. Éjac sur seins. Il lèche tout. Puis je ris, jouis seule.
Porte verrouillée en hâte, néons froids. Moiteur sur cuvette. Culotte trempée, soutif plein foutre. Je remets, poisseux sous chemisier. Odeur monte, tétons durs. Risque collègue? Adrénaline pure. Bureau repris, tailleur lisse, lunettes froides. E-mails, sourire pro. Lui flippe, bande encore. Moi? Repue, prête pour suite. Bureau terrain jeu charnel. Nikko, mon rayon obscur.